A Libourne, la tarification à la fois sociale et progressive de l'eau est en vigueur depuis le 1er octobre.
Ce geste doit permettre son accessibilité à tous et favoriser la préservation de cette ressource, a indiqué le maire PS, Gilbert Mitterrand.
Pour les quinze premiers m3 consommés, considérés comme vitaux, le tarif appliqué est désormais de 0,10 euros/m3. "Cela signifie que, si dans l'année, on ne consomme pas plus de quinze m3, soit 15.000 litres (41 l/jour), la facture s'élèvera à 1,5 euro" a expliqué Gilbert Mitterrand.
Ce chiffre de quinze m3, qui correspond aux besoins vitaux définis par le conseil mondial de l'eau, permet de garantir "l'accès à un coût économique supportable pour l'eau vitale" a-t-il précisé. "Jusqu'à présent, les habitants payaient 0,70 euros le litre, donc, c'est désormais sept fois moins cher" souligne le maire, qui considère que l'eau est "un droit humain et non une marchandise".
A partir de 16 m3 et jusqu'à 150 m3, ce qui correspond à une consommation moyenne dans nos sociétés, un volume considéré comme utile pour faire la cuisine ou encore rester un peu plus longtemps sous la douche... tous les Libournais devront débourser 0,70 euros par m3.
Un exemple : une douche de 4 à 5 minutes consomme de 30 à 80 litres et un bain 150 à 200 litres, selon des chiffres du CNRS.
Au-delà, les habitants devront payer 0,75 euros/m3 et 0,835 euros à partir de 200 m3.
"A partir de 150 m3, c'est de l'eau de confort destinée par exemple à laver la voiture, remplir une piscine ou un jardin, donc c'est un service de l'eau plus cher" souligne le maire.
"Cela va inciter les gros consommateurs, entreprises comme particuliers à prendre les mesures nécessaires pour faire des économies" souhaite Gilbert Mitterrand.
"C'est une volonté politique qui veut dire que les collectivités publiques définissent leur propres politiques de l'eau et personne d'autre" a-t-il souligné, ajoutant que la philosophie de cette politique est d'affirmer "que l'eau est un droit et non pas un bien marchand".