 | Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a défini hier les dix thèmes prioritaires de recherche et de développement qu'il entend soutenir dans le secteur de l'agroalimentaire (qui est le premier secteur industriel français). Sans préciser si de nouveaux budgets seraient distribués.
Le Ministre en a profité pour rappeler qu'agriculture et agroalimentaire représentent plus d'un million et demi d'emplois. Il précise que « c'est un secteur qui résiste plutôt bien » à la crise, et qui « supprime peu d'emplois ». « L'idée, c'est d'intensifier la recherche » sur les segments qui seront demain la clé « des nouveaux comportements et des nouveaux emplois » dans le secteur, explique Michel Barnier à l'AFP. Autre grand axe : l'amélioration de l'alimentation Il faut « concentrer nos efforts (...) sur les enjeux les plus stratégiques pouvant déboucher à courte échéance sur des produits ou des marchés nouveaux », citant en exemple le développement des alternatives au pétrole.
Exemples de priorités : renforcer la recherche sur les molécules végétales, celles qui permettront de remplacer les molécules de synthèse issues du pétrole dans les "plastiques", le bâtiment, certains textiles techniques. Développer l' énergie verte (bioénergie), qui doit produire des carburants ou d'autres formes d' énergie, pour trouver des alternatives à l' énergie fossile. Améliorer la traçabilité et l'emballage des produits alimentaires pour répondre aux besoins à la fois de sécurité sanitaire, de nouvelles formes de consommation, de respect de l'environnement et aux attentes des consommateurs en matière d'information.
concentrer le financement des recherches sur les aliments bénéfiques dans le domaine de la santé et du bien-être. Mais aussi sur ceux qui répondront le mieux aux attentes des consommateurs en matière de goût ou de facilité d'usage, pour certains produits prêts à consommer. améliorer l'alimentation des animaux, et donc la qualité de la viande, du lait.
valoriser des produits de la mer, alors que les filets de poisson pré-emballés ou les plats préparés peuvent conduire à des pertes de l'ordre de 50%. Les sous-produits (tête, arêtes et queue) pourraient être utilisés en cosmétique ou en pharmacie.
sélectionner des variétés agricoles adaptées au changement climatique, la diversification des débouchés de la viticulture et de l'arboriculture, les engrais naturels respectueux de l'environnement.
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