Les pêcheurs français se sont vus refuser une hausse des quotas de capture concernant notamment la sole et le cabillaud par la Commission européenne.
Pour Joe Borg, commissaire à la pêche, il est impossible de modifier en cours d'année les quotas fixés pour 2009 lors du conseil des ministres européens en décembre dernier.
Selon Bruxelles, les efforts de conservation appliqués au cours des dernières années portent leurs fruits notamment pour la morue.
"Non à des quotas qui seraient monnayables"
La France a de son côté rejeté une proposition de Bruxelles visant à libéraliser la gestion des quotas dans l'Union européenne.
Michel Barnier n'est pas pour la libéralisation du secteur par l'attribution de "quotas individuels" négociables que les marins pêcheurs pourraient revendre.
"Je dis oui aux quotas individuels s'ils sont administrés, si l'on préserve la responsabilité publique, mais je dis non à des quotas qui seraient monnayables, à toute forme de marchandage" a-t-il déclaré.
Michel Barnier a annoncé le lancement fin mai ou début juin d'"Assises de la pêche" qui auront lieu en présence de "professionnels du secteur, d'élus des pouvoirs publics et d'organisations de protection de l'environnement.