Le gouvernement a annoncé lundi une enveloppe de 170 millions d'euros supplémentaires de crédits européens et nationaux pour venir en aide aux céréaliers concernés par le plan de redistribution des aides de la Politique agricole commune (PAC) a indiqué le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier. "Ces mesures accompagneront en particulier les jeunes, dont l'installation ne peut pas, ne doit pas être fragilisée par les prélèvements que nous demandons" a-t-il ajouté.
Une enveloppe de 60 millions supplémentaires va être débloquée
Sur les 170 millions, 90 sont déjà inscrits dans le budget européen et seront redéployés en faveur des céréaliers. Une enveloppe de 60 millions supplémentaires va être débloquée. A ces enveloppes viendront s'ajouter 20 millions d'aides européennes non encore utilisées. Selon Michel Barnier, les 60 millions ne seront attribués que si les agriculteurs s'engagent à des rotations de cultures.
Michel Barnier avait annoncé en février un rééquilibrage des aides versées par Bruxelles à partir de 2010. Près d'1,4 milliard d'euros seront redistribués en faveur de filières en difficultés comme l'élevage, au détriment des céréaliers. Ce plan a suscité un fort mécontentement de ces derniers, jusque-là principaux bénéficiaires de la Politique agricole commune.
Elles voient leurs aides réduites en tant que régions de productions de céréales
Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, avait demandé le 27 mars dernier des mesures d'accompagnement au gouvernement à hauteur de 60 millions d'euros pour venir en aide aux régions les plus fragiles. Celles-ci, dites "zones intermédiaires", sont doublement pénalisées par cette redistribution des aides.
Elles voient leurs aides réduites en tant que régions de productions de céréales, mais sont handicapées par un rendement limité en raison de terres peu productives.
Dans la prochaine loi de modernisation de l'agriculture, qui devrait être "pondue" avant la fin de l'année, Michel Barnier a annoncé l'inscription des "mesures, notamment fiscales, pour favoriser de nouvelles normes d'épargne et de prévention sur les aléas économiques". Il a enfin décidé de créer un comité de suivi sur l'état du marché des matières premières agricoles.