Le 2e plan national santé environnement (PNSE2) se dévoile...
Doté d'un budget de 490 millions d'euros, sur 5 ans, le PNSE2 entend principalement réduire les expositions responsables de maladies graves, en priorité celles des femmes enceintes et des enfants.
Décliné en douze axes prioritaires, le PNSE2 a été conçu pour la période 2009-2013 par les ministères de la Santé et de l'Ecologie.
Voici ses principales mesures :

Pollution de l'air et de l'eau :
- Adoption du Plan particules : il s'agit de réduire, de 30% en 2015 (par rapport à aujourd'hui) les plus fines poussières (les PM2,5), avec une valeur cible de 15 microgrammes/m3 en 2010 (inférieure à la valeur définie par l'Europe), qui deviendra obligatoire à partir 2015 :
- Mercure
- Arsenic
- hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
- benzène
- perchlorétylène
- PCB (polychlorobiphényles),
- Protection des aires d'alimentation des 500 captages d'eau les plus menacés.
Air intérieur :
Interdiction des substances classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) par l'Union européenne dans les matériaux de construction et de décoration. Obligation d'étiqueter ces matériaux dès 2011 pour les émissions de formaldéhyde et de composés organiques volatiles (COV), et d'utiliser les moins émetteurs dans les écoles et les crèches.
- Lutte contre "l'habitat indigne" : 400.000 à 600.000 logements seraient concernés

Protection des femmes enceintes et des enfants :
- Renforcer le contrôle des substances et articles mis sur le marché et destinés aux enfants
- Campagne de surveillance de la qualité de l'air dans 300 écoles et crèches dès la rentrée 2009 et jusqu'en 2012.
- Identification des crèches et écoles construites sur des sols pollués
- Campagnes ciblées de contrôle des substances CMR, y compris sur les cosmétiques, et campagne d'information grand public d'ici 2010.

Lutte contre les « points noirs » environnementaux :
Identifier d'ici 2013 (et réduire) les zones géographiques où sont observées des surexpositions aux substances toxiques, et renforcer la gestion des sites et sols pollués
Réhabiliter les zones polluées, principalement en Outre-mer

Réduire l'exposition au bruit :
- Renforcer la police du bruit et renforcer les études permettant d'appréhender l'impact du bruit sur la santé
Connaissance des risques émergents :
124 M d'euros devraient être octroyés à la Recherche sur les risques émergents pour la santé, notamment au travail.
Renforcer la concertation sur les risques liés aux nouvelles technologies, nanotechnologies, ondes électro-magnétiques et rejet des médicaments dans l'eau