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27 mars 2009 -
15h28 :
Sommet de Bonn : un avant goût de Copenhague
[ ECO SOCIAL - RENCONTRE CLIMAT ]

Un marathon diplomatique sur le climat s'engage dimanche à Bonn avec la première session de négociation sous l'égide de l'ONU en vue de la conclusion en décembre d'un nouvel accord international, et l'entrée en piste de la nouvelle délégation américaine.
  
Pour leurs partenaires au sein de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), ce rendez-vous sonne comme l'heure de vérité et doit permettre aux Etats-Unis de formaliser leur degré d'engagement pour l'avenir.

Les drapeaux européens


      
Définir des réductions de GES pour tous.
 
Les pays industrialisés doivent préciser de combien ils sont prêts à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020 par rapport à 1990, ainsi qu'à long terme (2050).
 
Les pays en développement sont aussi appelés, pour la première fois, à s'engager sur des politiques qui ralentiraient l'envolée de leurs émissions.
  
Il faudra donc d'ici décembre trouver le moyen de les embarquer dans le nouvel accord ainsi que les grands émergents comme la Chine, devenue premier pollueur mondial, chacune des deux puissances ayant prévenu de longue date qu'elle n'avancerait pas sans l'autre.

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Les USA rentrent dans le combat pour le climat, l'Europe attend plus d'eux.
 
Alors que l'Union européenne s'est déjà engagée fermement sur un objectif de réduction de 20% en 2020 par rapport à 1990  (voire de 30% si d'autres la suivent), le président Barack Obama a évoqué pour la même date un retour des émissions américaines à leur niveau de 1990 (soit une réduction de 14% environ par rapport à 2005).
  
« Ca ne nous semble pas suffisant et l'UE veut commencer d'engager le dialogue sur ce point », explique un expert européen, arguant que, pour l'UE, une réduction de 30% des GES d'ici 2020 coûterait l'équivalent d'1% du PIB européen chaque année. « Mais avec 1% de leur PIB, les Américains peuvent faire beaucoup mieux qu'annoncé ».
  
Mais l'administration américaine doit aussi éviter de reproduire "l'erreur de Kyoto", en signant à Copenhague un texte que refuserait d'approuver le puissant Congrès à Washington. Le Président Obama veillera à lui laisser le temps d'adapter la législation nationale à tout nouvel engagement extérieur.
   
 
 
 
 
 


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