La Commission européenne propose de redéfinir les zones agricoles défavorisées en Europe, à qui sont octroyées des subventions spécifiques, suite à des critiques de la Cour des comptes européenne sur le mode de gestion actuel.
"L'objectif n'est pas de réduire ou d'accroître ces zones, mais d'établir un système de délimitation qui soit clair et transparent" a prévenu la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, qui se défend de vouloir par ce biais réduire les aides.
Ce réexamen concerne seulement une partie des zones défavorisées, à l'exclusion de celles situées en montagne, des îles et de certaines régions côtières.

Les aides au développement rural ?
Pour distribuer ces aides au développement rural, de 6,85 milliards d'euros sur la période 2007-2013, les pays de l'UE utilisent actuellement plus de cent critères différents, mêlant handicaps naturels et difficultés socio-économiques.
Le montant de ces aides par hectare, 103 euros en moyenne dans l'UE, varie fortement, de moins de 20 euros en Espagne à 250 euros à Malte.
Quelles sont les limites de ces aides ?
"Il y a un traitement inégal des zones défavorisées et les aides ne sont pas assez ciblées", a estimé mardi une source proche de la Commission.
Ce réexamen fait suite à un rapport de la Cour des comptes européenne, en 2003, qui jugeait les critères utilisés peu pertinents et disparates.
Quelles modifications sur l'attribution de ces aides ?
La Commission souhaite que les pays de l'UE adoptent huit critères communs et strictement naturels, liés :
- à la qualité du sol
- aux températures
- à l'apport en eaux.
Manquant de données précises pour proposer une législation, la Commission Européenne a demandent aux États de tester ces nouveaux critères, et de lui transmettre leurs conclusions pour le 21 octobre 2009.
La mise en place du nouveau système est prévue pour 2014.