Il faut un financement pour permettre aux pays pauvres de combattre les effets du réchauffement climatique. Il faut aussi un financement pour lutter contre la pauvreté. En aucun cas, le premier ne doit se faire au détriment de l'autre, ont récemment averti les ministres européens du Développement à Bruxelles.
"Toutes les parties internationales devraient s'engager à ce que de tels financements ne minent pas ou ne mettent pas en péril la lutte contre la pauvreté ou les progrès vers les Objectifs du millénaire" de réduction de la pauvreté, soulignent-ils un texte. Ils reconnaissent en même temps que l'aide publique au développement "continuera de jouer un rôle" en matière de lutte contre les changements climatiques, même si cette dernière requerra également des "ressources supplémentaires".
Que prévoient les Objectifs du millénaire ?
Il prévoit de consacrer 0,7 % du revenu national brut à l'aide publique au développement en 2015. Dans le monde, la Suède, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Norvège ont déjà atteint cet objectif. En 2008, la part de l'Aide dans le revenu national brut de l'Union européenne est de 0,4 %.
Selon une source diplomatique, certains pays européens estiment qu'il faudra dégager lors de la conférence de Copenhague "de l'argent nouveau" pour aider les pays pauvres à lutter contre les changements climatiques. D'autres nations plaident pour une approche plus souple.
Quels sont les Objectifs ?
Réduire l'extrême pauvreté et la
faim Assurer l'éducation primaire pour tous.
Promouvoir l'égalité et l'autonomisation des femmes.
Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans
Améliorer la santé maternelle
Combattre le HIV/sida, le paludisme et d'autres maladies
Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
L'Union européenne a fixé à 100 milliards d'euros par an les besoins en financements pour aider les pays plus pauvres à faire face aux effets du réchauffement climatique entre 2013 et 2020.