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10 avril 2009 -
12h00 :
Une saisie éléphantesque
[ ECO SOCIAL - ELEPHANT ]

Ce matin, plusieurs dizaines de gendarmes sont intervenus pour saisir une éléphante dans un cirque Zavatta à Dijon, en application d'une décision de justice rendue en faveur d'une association de défense des animaux.
 
"Ils sont arrivés en grand nombre avec le procureur de la République de Dijon vers 6h00 du matin, ont encerclé le cirque et ont tapé dans tous nos camions et nos caravanes où l'on dormait en faisant peur à nos enfants et en bousculant nos femmes" déclare Samuel Cagniac, frère du propriétaire du cirque.
 
"Les gendarmes sont montés dans la cabine du camion qui transportait l'éléphante et avec l'aide de dépanneurs sont partis vers une destination inconnue, en nous bloquant pour nous empêcher de les suivre", ajoute t'il.


 
L'éléphant


 
Pourquoi cette saisie « éléphantesque » ?
 
Selon Christian Caffy, secrétaire général de la Fédération des cirques et traditions, "une opération similaire s'était déjà déroulée contre ce même cirque et pour les mêmes raisons, en août 2007, à Bourg-en-Bresse" (Ain), après un premier jugement pour "défaut de certificat de capacité de détention d'un éléphant" par le propriétaire du cirque Zavatta, Arsène Cagniac.
 
Il s'agissait de faire appliquer une décision de justice du 11 mars 2008 de la Cour d'appel de Reims, confirmant une première condamnation à Troyes en 2005.
 
Cette décision ordonnait "la confiscation au profit de l'Etat de l'éléphante Kenya" suite à des plaintes d'associations de protection des animaux, notamment la fondation Assistance aux animaux, qui dénonçaient la "maltraitance dont faisait l'objet" l'animal, explique le procureur.
 
La maltraitance tenait notamment au fait que l'éléphante de 21 ans était logée dans un van trop exigu pour sa taille, précise le procureur de la République.
  
A l'été 2007, Kenya avait déjà été saisie par les gendarmes dans l'Ain après la plainte d'une association de protection des animaux, One Voice, le cirque ne possédant déjà pas à l'époque d'autorisation de détenir l'éléphante. Les forces de l'ordre "étaient reparties bredouilles après une journée d'affrontements avec les gens du cirque" Zavatta, précise M. Cuffy.
 
 
 
 
 
 
 
 


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