Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai appelle à la fin des violences contre les fermiers blancs. Ces derniers accusent les partisans du président Robert Mugabe de continuer les attaques contre leurs exploitations malgré la formation d'un gouvernement d'union.
« L'état de droit continue à être bafoué par certains et cela doit cesser immédiatement. En particulier, une nouvelle vague d'interruptions des activités agricoles (...) menace notre capacité à ressusciter le secteur », déclare le nouveau Premier ministre lors d'une conférence de presse à Harare.

« J'ai demandé au ministère de l'Intérieur (...) d'appliquer pleinement la loi contre ces malfaiteurs qui continuent à agir dans une culture d'impunité », ajoute t'il.
Ces déclarations interviennent alors que le Syndicat des Agriculteurs commerciaux du Zimbabwe (CFU) - essentiellement composé d'exploitants blancs - accuse les partisans du président de poursuivre leurs attaques.
« Nous avons toujours des fermiers qui sont persécutés et expulsés de leurs propriétés », déclare à l'AFP le directeur exécutif du CFU Hendrik Olivier. « Nous n'avons vu aucun changement depuis la formation du gouvernement d'union. Il y a un accord au sommet entre les politiques, mais pas au niveau des fermes », a-t-il ajouté.
La question des terres arables est depuis toujours une question sensible au Zimbabwe : une minorité de fermiers blancs possèdent encore, depuis l'indépendance du pays en 1980, une majorité des terres arables.