Selon une étude de la Banque mondiale, publiée par le quotidien britannique The gardian, l'utilisation des biocarburants aurait un effet pervers. Si l'impact sur la préservation de l'environnement est non négligeable, les conséquences sur la hausse du prix des denrées alimentaires sont alarmantes. D'après l'économiste Don Mitchell qui est à l'origine de ces travaux, les biocarburants seraient responsables de cette hausse à hauteur de 75% entre 2002 et 2008. Selon lui : « Sans l'augmentation des biocarburants, les stocks mondiaux de blé et de maïs n'auraient jamais chuté aussi sensiblement et la hausse des prix due à d'autres facteurs aurait été modérée ».
Les auteurs de cette étude ne nient donc pas l'importance des dérèglements climatiques et de la hausse du prix du pétrole, dans l'augmentation du prix des matières premières alimentaires. Ils jugent l'utilisation des biocarburants comme un facteur aggravant et déséquilibrant.
Cette estimation se révèle bien plus alarmante que les chiffres avancés jusqu'ici. Les émeutes de la faim, qui sont réapparues un peu partout dans le monde, seraient donc directement liées au succès des biocarburants première génération. Les progrès technologiques et les découvertes scientifiques en la matière, seront déterminants dans la solution de ce problème.