L'Arctique, qui regorge de richesses inestimées comme du pétrole, du gaz, de l'or, des diamants ou encore du phosphate, est-elle sur le point de garantir la puissance économique de la Russie ? Le Premier ministre russe Vladimir Poutine semble le croire puisqu'il s'est rendu la semaine dernière à Severodvinsk pour y visiter une nouvelle plate-forme pétrolière destinée à l'Arctique, dont les eaux renfermeraient le quart des réserves en hydrocarbures de la planète. Cette plate-forme, dont la construction devrait être terminée en 2010, pourra fonctionner dans la banquise, à des températures descendant à - 50°C.
La
Russie revendique l'extension de son territoire maritime en
Arctique mais les quatre autres pays riverains de l'
Arctique (le Canada, les
Etats-Unis, le Groenland -territoire danois d'outre-mer- et la Norvège), ne l'entendent pas de cette oreille et cette question du partage de ces territoires riches en
hydrocarbures provoque souvent de profondes dissensions.
Pendant que toutes ces puissances se disputent ce territoire, les écologistes restent sur leur "quant-à-soi". Pour eux, une exploitation irréfléchie des ressources et la mise sur pied des projets pétro-gaziers dans cette partie du monde seraient une grave menace pour la biodiversité.