Les prix du pétrole étaient au plus bas depuis mars 2007 à New York ! Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini à 56,16 dollars, en baisse de 3,17 dollars par rapport à la clôture de mardi. Les cours sont tombés jusqu'à 55,83 dollars à New York et 52,05 dollars à Londres.

"Un marché déséquilibré entre l'offre et la demande"
Pour Faith Birol, chef économiste de l'Agence internationale de l'énergie, le marché est déséquilibré entre l'offre, très importante, et la demande. Il estime aussi que "la demande pétrolière a atteint un pic dans les pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économique, pourtant touchés par la crise financière.
"Des investissements massifs pour éviter un nouveau choc pétrolier"
Cette baisse arrive alors que l'Agence internationale de l'énergie publie son rapport mensuel qui confirme la détérioration de la demande pétrolière. L'Agence estime qu'il vaut mieux prévenir que guérir : "Des investissements massifs devront être engagés dans les vingt ans à venir si le monde veut éviter un nouveau choc pétrolier et nous mettons en garde contre le déclin de la production des champs de pétrole".
"En 2030, il faudra puiser 45 millions de barils par jour"
Selon Faith Birol, le déclin des gisements de pétrole sera le premier déterminant du secteur dans les années à venir, devant l'évolution de la demande. En 2030, il faudra puiser 45 millions de barils par jour, soit l'équivalent de quatre fois la capacité de production actuelle de l'Arabie Saoudite, pour compenser le déclin des gisements existants.