Des dizaines de milliers d'hectares de jatropha ont été plantés en Côte d'Ivoire. Il faut savoir que les pays tropicaux sont propices à la culture de cette plante, d'où est extrait une huile pouvant servir de carburant. En effet, la pourghère ou jatropha curcas résiste parfaitement à la sécheresse.
Le coût du
pétrole s'enflamme ! L'or noir se raréfie ! Par conséquent, l'homme est à la recherche des produits de substitution. Après le colza et le soja, le Jatropha semble être la
plante d'avenir en matière de production de
biocarburant. Cette
plante à fleurs rouges et au feuillage coriace et vert foncé prolifère sur des terres arides, supporte la
sécheresse et ne se laisse pas embêter par les bêtes indésirables. Les baies et la sève sont toxiques. L'homme et les animaux d'élevage ne peuvent pas la consommer. Le jatropha curcas pousse à l'état sauvage. Un bon point pour cette
plante arbustive qui ne vient pas marcher sur les plate-bandes des terres agricoles qui produisent des denrées alimentaires.
Les
biocarburants de première catégorie, d'abord portés aux nues durant des années, seraient responsables de la flambée des prix des denrées alimentaires et sont aujourd'hui accusés de déclencher des émeutes de la faim à travers le monde.
Aujourd'hui, les cours ont en effet battu un nouveau record. Les prix du
pétrole ont dépassé pour la première fois le seuil de 142 dollars le baril, grimpant jusqu'à 142,26 dollars à New York et 142,13 à Londres.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), ces
carburants verts devraient être mutlipliés par cinq voire sept d'ici 2030.
Le jatropha,
plante du futur ? Pourquoi pas ! Le décantât de l'huile permet la fabrication d'un savon dermatologique et les tourteaux issus du pressage des graines constituent un fertilisant naturel. Une fois, les toxines supprimées, ils peuvent aussi servir d'aliment pour le bétail. Le jatropha pourrait aussi permettre la reforestation des endroits touchés par la
sécheresse. A suivre...