Mis au banc des accusés car jugés responsables de la grave crise alimentaire dans de nombreuses régions pauvres de la planète, les biocarburants vont-ils (tel le phénix) renaître de leurs cendres ? Les responsables de l'Union européenne et du programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP) ont fait savoir que leur développement devait être plus sélectif, afin de parer à d'autres crises alimentaires, mais qu'il devait rester une option face au changement climatique.
Le commissaire de l'environnement Stavros Dimas a déclaré : "L'Union européenne a été la première région du monde à prendre conscience des retombées négatives des biocarburants (contribution notamment à la hausse des prix alimentaires) mais il est nécessaire de conditionner leur développement à leurs effets sociaux en environnementaux. L'Union européenne oeuvre désormais, via un groupe de travail, à l'élaboration de critères durables pour mieux encadrer leur développement".
L'industrie des biocarburants n'a pas encore dit son dernier mot et pourrait donc être une solution au réchauffement climatique. Si les producteurs veulent éviter une nouvelle polémique et de nouvelles crises alimentaires, ils doivent faire face à tous nouveaux débordements concernant une production trop intensive des biocarburants.