L'effet pervers des biocarburants fait réagir les gouvernements européens. Contraints par Bruxelles à atteindre les 10% d'énergie renouvelable dans les transports d'ici 2020, les européens cherchent à présent une alternative. L'utilisation de voitures électriques ou à hydrogène font notamment partie des pistes envisagées. Cette réaction fait suite au rapport de la Banque Mondiale publié le 5 juillet dernier. L'étude rend les biocarburants en partie responsables de la déforestation et des famines qui gagnent certaines parties du monde.
Ces « nouvelles inquiétudes » expliquent la réaction rapide des ministres de l'environnement européens, réunis à Paris la semaine passée. Selon le ministre français, Jean-Louis Borloo, « pendant des années la seule vérité c'était les biocarburants, on est en train de changer d'avis à toute vitesse. ».
Les Britanniques ont annoncé, dès le 7 juillet, le ralentissement de l'adoption des biocarburants dans leur pays. Le ministre des transports, Ruth Kelly, a déclaré vouloir agir avec prudence et " donner le temps à des technologies plus durables dans l'élaboration des biocarburants de voir le jour..."