Le principal client de l'entreprise Mafelec (Isère), Otis vient d'entreprendre une vaste opération de retrait des boutons de commande radioactifs dans plus de 500 appareils, même si ces pièces sont a priori sans danger pour les utilisateurs.
De son côté, l'Autorité de sûreté nucléaire va tenter de remonter la filière d'approvisionnement de la société iséroise, qui faisait venir d'Inde les pièces métalliques utilisées pour fabriquer les boutons dans lesquels des traces de cobalt 60 ont été retrouvées.
D'autres pays pourraient avoir réceptionné des produits contaminés. Des courroies en acier contaminées par la même substance radioactive et importées d'Inde ont été découvertes aux Pays-Bas et en Suède.
Les boutons radioactifs retirés et détruits
Sur les milliers de boutons fournis au fabricant d'ascenseurs Otis par Mafelec, environ 20% se sont révélés radioactifs. L'ascensoriste va retirer à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire les boutons de 500 à 600 ascenseurs sur les 2.500 installés, modernisés ou réparés entre le 21 août et le 9 octobre. L'opération devrait débuter la semaine prochaine et prendre environ un mois. D'autres boutons qui n'ont pas encore été installés dans les ascenseurs doivent être détruits.
"On n'expose pas des personnes à la radioactivité s'il n'y a aucun bénéfice"
L'Autorité de sûreté nucléaire affirme que : "Le retrait n'est pas une question sanitaire mais de principe. On n'expose pas des personnes à la radioactivité s'il n'y a aucun bénéfice". Cette affaire a vu le jour le 7 octobre quand les douanes aéroportuaires ont détecté de faibles traces de cobalt 60 dans des colis contenant des boutons d'ascenseurs en partance pour l'étranger. Une inspection de l'Autorité de sûreté nucléaire à l'aéroport de Roissy, le 10 octobre, a permis de déterminer que la contamination était le fait de pièces métalliques provenant d'un fournisseur indien. Ce problème est malheureusement dû au recyclage de produits dans certaines nations.