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26 mai 2009 -
19h08 :
Comment capter le CO2 ?
[ ENERGIE ]

une usineCapter le CO2 des fumées des centrales, des raffineries, des aciéries, des cimenteries ou des sites de pétrochimie avant de les enfouir sous terre ou sous la mer pourrait être une solution pour combattre le réchauffement climatique. 
Pour capter le dioxyde de carbone émis par les centrales électriques et les usines, les industriels développent et testent trois techniques différentes.

Voici leurs caractéristiques :

  • Capter le CO2 en post-combustion

Il s'agit de capturer le carbone après sa combustion, quand il est dilué dans les fumées. Ce procédé se fait avec l'aide de solvants chimiques (amines ou l'ammoniaque), qui sont ensuite régénérés. Cette technologie avec des amines est déjà utilisée dans l'industrie gazière pour séparer le CO2 dans le gaz naturel. Le captage par post-combustion peut s'intégrer aux centrales existantes, mais pénalise leur rentabilité énergétique.

  • Capter le CO2 par oxycombustion

Cette technique consiste à brûler les combustibles avec de l'oxygène pur à la place de l'air. Elle permet d'obtenir des fumées très concentrées en CO2 qu'on peut alors séparer sous pression à moindre coût. L'oxycombustion nécessite des modifications importantes des chaudières et est donc particulièrement adaptée à une remise à niveau d'une installation existante ou pour de nouvelles installations.

  • Capter le CO2 en précombustion

L'objectif est de capturer le carbone avant la combustion, au moyen d'une oxydation partielle du combustible, qui produit un mélange d'hydrogène et de monoxyde de carbone. Après un traitement à l'eau, ce gaz de synthèse est converti en un mélange de CO2 et d'hydrogène, qui peut être utilisé pour produire de l'énergie sans émettre de CO2. Ce procédé est le seul ne pouvant pas être implanté sur des centrales déjà existantes.

Le charbon Une fausse bonne idée pour les organisations environnementales

Un déploiement commercial du captage de CO2 est plutôt envisagé pour 2020 mais "pour les industriels, l'intérêt est de se positionner dès maintenant face à leurs concurrents" explique François Kalaydjian, directeur des technologies de développement durable de l'Institut français du pétrole.
Pour les organisations environnementales, le captage et stockage de CO2 apparaît plutôt comme une fausse bonne idée. Trop gourmande en énergie, trop chère et trop risquée, cette stratégie est, d'après Greenpeace, surtout une excuse pour continuer à utiliser charbon, fioul et gaz.


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