L'OCDE veut sauver les biocarburants. Alors que la polémique sur leur responsabilité dans la crise alimentaire qui sévit à divers endroits de la planète ne fait qu'enfler, l'OCDE fait part de certaines recommandations pour optimiser l'utilisation des biocarburant et leur impact dans la régulation du climat. L'organisation conseille d'établir des minimaux de réduction de gaz à effet de serre, de lever les barrières douanières sur ces produits et d'accélérer la recherche technologique. Selon les spécialistes les biocarburants « dépendent fortement des subventions publiques ». Leurs conséquences économiques sur les budgets des états s'élèvent à plusieurs milliards d'euros chaque année. Mais leur impact écologique est très relatif. Les biocarburants ne représenteraient en effet qu'une petite partie de la réduction des gaz à effet de serre, à hauteur de 1%.
Par ailleurs certains biocarburants sont plus performants que d'autres. Le bioéthanol, issu du traitement de la canne à sucre, fait du Brésil le deuxième producteur mondial de biocarburant et réduit les émissions de gaz à effet de serre d'environ 80%, par rapport aux carburants traditionnels. En revanche les biocarburants à base de blé, de betteraves à sucre ou encore d'huiles végétales ont un moindre impact, de l'ordre de 30 à 60% seulement, par rapport aux énergies fossiles. Leur coût paraît donc démesuré face à leur efficacité... Lever les barrières douanières, permettrait donc de limiter ce coût, d'encourager les recherches technologiques et d'améliorer leur efficacité énergétique.