Le cargo russe Kapitan Kuroptev, chargé de 650 tonnes d'uranium appauvri, est arrivé lundi (1er février) dans le port de Saint-Pétersbourg, d'où sa cargaison doit être acheminée vers le centre de traitement Seversk (Sibérie), a indiqué Greenpeace. L'ONG a rappelé que cette cargaison, qui provient de France, appartient à la société française Areva.
Des militants écologistes se sont rassemblés lundi (1er février) dans le centre de Saint-Pétersbourg pour protester contre l'exportation de déchets nucléaires. Greenpeace avait déjà organisé des actions en France la semaine dernière pour tenter de bloquer le départ de l'uranium vers la Russie.
Chargé du retraitement nucléaire en France, Areva affirme que cet uranium appauvri est exporté vers la Russie pour retraitement et réutilisation dans des centrales françaises car la France ne dispose pas des capacités nécessaires à ce retraitement.
Greenpeace conteste que l'uranium soit envoyé pour retraitement et affirme qu'il s'agit là de "déchets nucléaires". Selon l'ONG, Areva et son homologue Urenco ont expédié près de 140.000 tonnes de déchets nucléaires en Russie ces 15 dernières années.