Dans la région de Toulouse, deux technologies révolutionnaires sont actuellement expérimentées : un trottoir qui transforme en lumière le piétinement des passants et un système de géo-localisation des places de parking évitant aux automobilistes de tourner sans fin pour se garer. Vous allez voir de Toulouse est la ville rose mais aussi... verte.
Les piétons mis à contribution
Dans le centre-ville toulousain, la mairie vient d'installer dix dalles productrices d'énergie et reliées à un réverbère. L'idée, c'est de récupérer les énergies urbaines", une première mondiale qui pourrait préfigurer l'éclairage public des villes de demain, a reconnu Alexandre Marciel, adjoint chargé de la voirie, de la propreté et de l'éclairage public.
Les dalles, bientôt au nombre de 15, sont munies d'un générateur transformant l'énergie mécanique en énergie électrique. "Les gens ne se rendent compte visuellement de rien car les dalles sont parfaitement intégrées dans l'espace public. Ils s'enfoncent un peu, ils ont un peu la sensation de marcher sur des sols d'aires de jeux pour enfants", poursuit Alexandre Marciel.
Les piétons toulousains spécialistes des tests
L'expérience, pilotée par la ville avec l'entreprise Viha Concept et l'école d'ingénieurs Enseeiht, doit permettre de parfaire la technologie à l'oeuvre. Ce projet sera en principe présenté la semaine prochaine à Bruxelles dans le cadre de la semaine européenne des énergies renouvelables. En avril 2010, les piétons toulousains avaient déjà pu tester un trottoir produisant de l'énergie, installé sous un porche.
Un dispositif pour éviter de tourner en rond
Le grand Toulouse testait lui un dispositif de géo-localisation, mis au point par l'entreprise toulousaine Lyberta avec le Centre national d'Etudes spatiales, qui doit permettre aux automobilistes de repérer les places de parking vides sans tourner pendant des heures.
Des "guirlandes de sondes", en cours d'installation dans la chaussée de trois rues du centre, transmettront en temps réel à un serveur central des éléments tels que les places occupées ou qui se libèrent, dit Patrick Givanovitch, directeur général de Lyberta.
Quant aux utilisateurs, ils recevront les informations sur leur téléphone ou leur ordinateur et pourront à terme s'acquitter de leur temps réel de stationnement grâce à des badges. Ce système, qui doit être testé pendant deux à trois mois par une centaine de "panélistes" choisis par le grand Toulouse, vise en particulier "à faire gagner du temps et de l'essence aux automobilistes, à éviter l'encombrement des rues par les gens qui cherchent des places, et à réduire la pollution" ajoute Patrick Givanovitch.