Alors qu'un froid glacial frappe la France, le pays pourrait battre son record de consommation d'électricité en début de semaine prochaine, selon les prévisions du Réseau de Transport d'Electricité.
La consommation française d'électricité devrait dépasser les 93.000 mégawatts lundi, mardi et mercredi à 19h00, prévoit le réseau qui table pour ces trois journées sur des températures inférieures de 7°C à 8°C aux normales saisonnières.
Le record historique de consommation d'électricité, qui date du 7 janvier 2009 (92.400 mégawatts), pourrait même tombé vendredi si les températures venaient encore à chuter. Ce jour là, le Réseau de Transport d'Electricité table en effet sur une pointe de consommation à 92.200 mégawatts avec des températures inférieures de 7,2°C aux normales saisonnières.
En hiver, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation de la consommation d'électricité d'environ 2.100 mégawatts. Rappelons que la consommation d'électricité est très sensible au froid en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques.
L'approvisionnement en électricité est-il menacé en France ?
Non... grâce aux importations. La configuration du réseau électrique permet à la France d'importer au maximum 9.000 mégawatts d'électricité. Les importations avaient atteint 6.650 mégawatts, soit l'équivalent de la puissance de six réacteurs nucléaires à la mi-décembre.
Réacteurs arrêtés = électricité importée
La France doit importer de l'électricité cet hiver pour compenser un déficit de production dû à l'arrêt de nombreux réacteurs nucléaires. Mercredi (6 janvier), 9 des 58 réacteurs nucléaires français étaient encore à l'arrêt, pour diverses raisons : pannes ou encore opérations de maintenance. Un réacteur était arrêté dans les centrales de Gravelines (Nord), de Paluel (Seine-Maritime) et de Flamanville (Manche). Les centrales de Fessenheim (Haut-Rhin), de Chinon (Indre-et-Loire) et du Bugey (Ain) faisaient elles état de deux réacteurs à l'arrêt chacune.
Deux régions menacées par une coupure d'électricité
La situation reste toujours tendue en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). Ces deux régions n'ont pas beaucoup de centrales sur place et sont mal alimentées par les lignes à haute tension.
A chaque alerte, les habitants de ces deux régions sont donc invités à modérer leur consommation d'électricité, particulièrement entre 17h00 et 20h00 "afin de contribuer à limiter le risque de coupure d'électricité".