L'autorité de sureté nucléaire (ASN) réserve sa réponse sur le niveau de sûreté des systèmes de contrôle de l'EPR, le réacteur de troisième génération en cours de construction, mis en cause récemment par l'autorité britannique de régulation.
Dans une lettre, révélée la semaine dernière par le Times, l'Inspection britannique des Installations nucléaires (NII) a critiqué les 4 réacteurs de type EPR qu'Areva et EDF proposent de construire dans le pays. Selon la NII, il existerait une trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants (l'un fait fonctionner le réacteur tandis que l'autre assure sa sécurité).

EPR : un processus d'approbation « progressif »
"Nous sommes en train d'élaborer notre position sur le contrôle commande, c'est-à-dire le cerveau" de l'EPR, explique le président de l'ASN, André-Claude Lacoste, en précisant qu'une réunion à ce sujet a eu lieu, il y a une dizaine de jours, avec des Britanniques et des Finlandais.
Interrogés à ce sujet, les responsables de l'ASN précisent que le processus d'approbation des réacteurs EPR était "progressif", et que le contrôle commande n'était pas encore installé dans le réacteur en construction à Flamanville (Manche).
"On traite les sujets au fur et à mesure des discussions techniques avec EDF", explique le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel.