Alors que la centrale nucléaire de Fukushima-1, frappée de plein fouet par le séisme et le tsunami survenus vendredi dernier dans le nord-est du Japon, connaît une série d'avaries, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de confirmer :
"La fusion partielle du coeur des réacteurs 1, 2 et 3 est confirmée, l'exploitant poursuit l'opération de refroidissement du coeur par injection d'eau de mer".
"Le réacteur n°2 concentre actuellement les principales préoccupations" poursuit le communiqué en précisant que l'exploitant, la société japonaise Tepco, "connaîtrait des difficultés pour réaliser" les opérations de refroidissement par eau de mer "dues au blocage d'une soupape de décharge de la cuve."
L'ASN a souligné que du fait "de la montée en pression de l'enceinte" du réacteur n°2, Tepco avait décidé de procéder à "une décompression volontaire de cette enceinte par un rejet contrôlé" dans l'atmosphère. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, le "risque d'explosion lié à la présence d'hydrogène qui a conduit à une explosion sur les réacteurs n°1 et 3 serait écarté du fait d'opérations réalisées au niveau du bâtiment du réacteur."
L'organisme a rappelé que les trois réacteurs avaient été "automatiquement mis à l'arrêt lors du séisme" et n'avait donc "pas été refroidis pendant plusieurs heures."
Pour les réacteurs 1 et 3, l'Autorité a confirmé les données des autorités japonaises, qui avaient parlé de fusion partielle des coeurs de deux réacteurs, de la poursuite du refroidissement par injection d'eau de mer et d'une explosion à la suite d'opérations de décompression volontaire de l'enceinte avec des rejets radioactifs.
"Le gouvernement japonais a déclaré par la suite que l'enceinte de confinement est néanmoins restée intègre après l'explosion" pour tous les réacteurs, a précisé l'ASN. En ce qui concerne, les réacteurs n°4 à 6, l'Autorité de sûreté nucléaire a indiqué qu'ils "étaient à l'arrêt pour maintenance (arrêt de tranche) lors du puissant séisme, dont la magnitude a été revue à la hausse : 9.