Le gouvernement britannique annonce avoir présélectionné 11 sites pour abriter la nouvelle génération de centrales nucléaires dont il souhaite la construction, dont 5 soumis par le groupe français EDF.
Le ministère de l'Environnement et du changement climatique (en charge de l'énergie) de la Grande-Bretagne précise, dans un communiqué, qu'il s'était assuré que les sites retenus pourraient abriter des centrales opérationnelles en 2025, et a rappelé qu'une consultation publique allait se dérouler avant la sélection finale.
Une fois les sites définitivement choisis, les opérateurs devront soumettre leurs projets de construction de centrales proprement dits, qui feront l'objet d'un processus d'autorisation distinct.

Quels sites et quels opérateurs ?
Neuf des onze sites retenus abritent déjà des centrales nucléaires, et les deux autres sont situés à proximité de celle de Sellafield, présentée comme la première centrale nucléaire civile du monde, qui a fonctionné de 1956 à 2003.
Cinq sites ont été proposés par EDF Energy (filiale britannique d'EDF), qui a pris une longueur d'avance dans le renouveau du nucléaire au Royaume-Uni en achetant l'an dernier l'opérateur local British Energy. Le groupe s'est toutefois engagé auprès de la commission européenne à revendre un de ces sites à un concurrent.
Les sept sites restants ont été soumis par les groupes concurrents allemands RWE et EON, ainsi que l'Autorité britannique de démantèlement nucléaire, la NDA, qui avait accepté de mettre des terrains à la disposition des candidats à la construction de nouvelles centrales.