Le groupe écologiste Greenpeace a bloqué mercredi une mine à ciel ouvert de sables bitumineux appartenant au groupe canadien Suncor situé près de la rivière Athabasca, au nord de la ville albertaine de Fort McMurray.
Il y a deux semaines Greenpeace avait occupé pendant deux jours un gisement de sables bitumineux de Shell en Alberta, entraînant la fermeture provisoire de la mine.
Alors que le sommet international sur le climat à Copenhague approche (7 au 18 décembre), l'organisation écologiste a averti qu'une "montée en puissance" de ses actions était à prévoir.
Une industrie dans la ligne de mire des écologistes
Cette industrie est dans la ligne de mire des associations écologistes en raison de son impact environnemental. A la différence de la majorité du pétrole mondial, liquide, le pétrole des sables bitumineux est un mélange solide, composé de bitume brut, de sable, d'argile et d'eau. Ce n'est qu'au terme d'un processus coûteux et polluant que l'or noir est obtenu.
Le Canada ne veut pas se priver de cette manne financière
Le gouvernement de Stephen Harper a souvent jugé "irréalistes" les objectifs du protocole de Kyoto, l'accord climatique mondial.
"Nous sommes à moins de deux mois du sommet de Copenhague, c'est là que la suite du protocole de Kyoto va se décider, nous essayons d'attirer l'attention des décideurs du monde entier afin d'arrêter ce genre de projets calamiteux" a déclaré une militante Sylvaine Pinter.
"Ce type de production énergétique est absolument catastrophique, il serait vraiment temps de se tourner vers d'autres formes d'énergie, vers les énergies renouvelables, vers une forme de consommation plus sobre, ce que n'encourage pas du tout la course au pétrole".