Les travaux de la future ligne très haute tension souterraine qui doit relier la France à l'Espagne au sud de Perpignan devraient débuter en 2011 pour mise en service fin 2013 ou début 2014, a estimé mercredi le directeur de Réseau de Transport d'Electricité Sud-Ouest.
Ainsi, Denis Hoffmann a rappelé que cet investissement de 700 millions d'euros pour une ligne de 400.000 volts permettrait de "doubler les capacités d'échanges d'électricité" entre les deux pays.
Véritable serpent de mer, le projet de ligne THT (très haute tension) a longtemps été paralysé par la vive opposition des riverains et des écologistes, en particulier du côté français. Les deux Etats ont finalement décidé en juin 2008 que la ligne nouvelle serait "complètement enfouie", une opération "dix fois plus chère" selon RTE.
Des lignes à haute tension aériennes
Une liaison souterraine de 65 kilomètres
Après un an d'études, le ministère de l'Ecologie a validé un "fuseau de moindre impact" pour le tracé en octobre 2009. Le tracé définitif et la déclaration d'utilité publique devraient être adoptés en 2010, pour un début des travaux en 2011, a indiqué M. Hoffmann.
La Commission européenne a accordé un financement de 225 millions d'euros et INELFE, société commune constituée par RTE et son homologue espagnol REE (à 50-50), financera le solde.
Il s'agit de créer une liaison de 65 kilomètres souterraine, dont 35 kilomètres en France entre Baixas (nord-est de perpignan) et Santa Llogaia (près de Figueras en Espagne) longeant autant que possible les infrastructures existantes (routières, ferroviaires...). Un tunnel de 8 km, dont 7 km côté français, sera percé dans le massif frontalier des Albères. L'ensemble des travaux devrait permettre une mise en service fin 2013 ou début 2014, a indiqué le directeur de RTE sud-ouest.