Selon le réseau Sortir du nucléaire, de « nombreuses malfaçons » auraient été constatées sur le chantier du réacteur nucléaire de type EPR à Flamanville, dénonçant des « écarts » de la part d'EDF ainsi que des sous-traitants. Pour le réseau, « les erreurs et les malfaçons font que ce réacteur, s'il entre un jour en service, sera encore plus dangereux que l'on pouvait craindre ».
Mais l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui a pourtant publié les quatre rapports ayant déclenché les inquiétudes du réseau Sortir du Nucléaire, tient à relativiser la gravité de la situation.
Selon l'ANS, s'il y a bien eu un « doute » sur la qualité finale de soudures (sur le liner, une peau métallique qui englobe le réacteur et est une des barrières à la radioactivité), EDF aurait depuis résolut le problème en prenant de nouvelles mesures, que l'ANS a jugé satisfaisantes, pour que ces problèmes ne se reproduisent pas.
L'un des responsables de l'ANS précise par ailleurs que « un écart » au mode de construction initiale « ne signifie par forcément doute sur la sûreté finale » de ce réacteur.