Lors d'une conférence de presse, le chef de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Gholam Reza Aghazadeh, a annoncé que la première centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, construite par la Russie, allait subir des tests qui devraient durer de « quatre à six ou sept mois ». Tout en précisant que si ces tests « se déroulent bien, ce délai pourrait être plus court. »
L'homologue russe de M. Aghazadeh, Sergueï Kirienko, présent lui-aussi, s'est refusé à donner une date précise pour la mise en service de la centrale. Il parle simplement d'un « délai court », expliquant ensuite que la réponse à cette question dépendait « des tests de fonctionnement et de sécurité de tous les systèmes » de la centrale.

Histoire de la centrale
La construction de cette centrale nucléaire a été lancée dans les années 70 par l'Allemagne. En 1995, la Russie a repris le flambeau.
M. Kirienko a indiqué plus tôt dans la journée que la construction de la centrale était finie. Mais lors de la conférence de presse, il précise que « 97% des équipements sont installés » et que l'installation des derniers éléments « dépendra des résultats des tests ».
L'Iran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que le chargement en combustible de la centrale devait intervenir au deuxième trimestre 2009.
La Russie se désengagera petit à petit M. Kirienko déclare avoir discuté avec son interlocuteur russe de plusieurs sujets ayant trait à l'exploitation future de la
centrale. Le règlement de ces questions devrait conditionner lui aussi la date de lancement de Bouchehr.
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Approvisionnement : les deux hommes ont «
discuté d'un accord pour la livraison du combustible pour dix ans », précise M. Kirienko, (dirigeant de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique). La Russie a déjà livré 87 tonnes de combustible
nucléaire. Ce chargement, nécessaire au lancement de Bouchehr, doit être remplacé graduellement par tiers chaque année.
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Mode d'exploitation : «
L'exploitation de la centrale sera sous la responsabilité des spécialistes russes pendant la première année », a dit M. Kirienko. Pour après, il faudra une «
transition par phases », dont les conditions n'ont pas encore été fixées.
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Une entreprise commune : Le responsable russe explique avoir discuté avec son homologue iranien de «
l'établissement d'une entreprise commune dans laquelle travailleraient ensemble des spécialistes nucléaires russes et iraniens au delà de la première année d'exploitation ».
Beaucoup d'électricité dans l'air autour de la construction de cette centrale
La construction de la centrale a été retardée à plusieurs reprises sur fond de tensions autour du programme nucléaire iranien. Les Occidentaux craignent que ce projet ne dissimule en vérité un projet militaire, bien que Téhéran ait toujours démenti cette accusation.
L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, à cause de son manque de coopération avec l'AIEA et de son refus de suspendre son enrichissement d'uranium.
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