Concernant les tarifs du gaz naturel en France, l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé mardi (24 novembre) "sa forte opacité" et estime aussi qu'un meilleur encadrement permettrait de faire baisser la facture des consommateurs : "Il y a un fort sentiment d'opacité sur la manière dont les prix sont fixés (...)" a affirmé Alain Bazot, président de l'association.
Aujourd'hui, les polémiques sur les tarifs réglementés du gaz (fixés par l'Etat) portent souvent sur la répercussion trop tardive de la baisse des prix du pétrole sur ceux du gaz naturel.
Pour l'UFC Que Choisir, "il n'y a pas matière à scandale" dans ce domaine. L'association pointe en revanche la "forte opacité" du coût de l'acheminement et du stockage du gaz naturel.
Meilleur encadrement = baisse de la facture
La molécule de gaz naturel ne représente que la moitié du prix final payé par le consommateur, le reste étant partagé entre :
L'UFC estime notamment que l'activité de stockage "dont le prix a augmenté de 20 % en 3 ans" devrait être régulée par l'Etat. "On connaît actuellement une surchauffe des prix du stockage qui est liée à un manque de capacités" avance Alain Bazot.
Que faire alors ? Selon l'association, il faudrait un meilleur contrôle des coûts du transport, de la distribution et du stockage. Grâce à ce contrôle, la facture du consommateur pourrait être allégée de 3 à 4 %.
Les usages de ces deux énergies diffèrent !
L'UFC remarque aussi que l'indexation des prix du gaz naturel sur ceux du pétrole est "de moins en moins justifiée" car "les réserves en gaz sont plus grandes et les usages de ces deux énergies ne sont plus tout à fait les mêmes".
Le groupe GDF Suez, qui fournit plus de 90 % de clients français, achète son gaz naturel via des contrats à long terme avec plus d'une dizaine de pays producteurs (Norvège, Russie, Algérie...) à des prix fixés sur l'évolution des cours du baril de Brent et du fioul.
"GDF Suez se fait avoir et le consommateur aussi" estime Alain Bazot.