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12 mars 2010 -
18h01 :
Le chargement d'un cargo d'uranium perturbé
[ ENERGIE - NUCLEAIRE ]

Greenpeace contre l'envoi d'uranium en RussieGreenpeace a une nouvelle fois perturbé le chargement d'un cargo russe, le Kapitan Kuroptev, chargé d'acheminer 600 tonnes d'uranium appauvri vers la Russie. Ce cargo est amarré au terminal conteneurs du port de Montoir de Bretagne (Loire-Atlantique).

"Nous sommes aujourd'hui présents avec 15 activistes dans le port de Montoir-de-Bretagne pour demander une nouvelle fois l'arrêt immédiat des exportations de déchets nucléaires français vers la Russie" a indiqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace.

Les militants n'ont pas lésiné sur les moyens pour perturber ce chargement

Ils ont utilisé trois zodiac et deux canoës autour du navire tandis que nageurs déployaient une banderole flottante "La Russie n'est pas une poubelle ». Les matelots du cargo ont tenté de les repousser avec des lances à eau tandis que les forces de l'ordre essayaient d'empêcher les militants d'approcher de la coque. Le train qui acheminait l'uranium appauvri provenant de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme) était arrivé plus tôt dans la matinée.

Ce n'est pas une première pour Greenpeace

Jeudi, douze militants de cette organisation écologiste s'étaient enchaînés aux voies de chemin de fer pour empêcher l'avancée de ce convoi en provenance de l'usine de Pierrelatte pendant quelques heures en gare de Valenton (Val-de-Marne). Mi-février, des militants avaient bloqué durant dix heures un train contenant de l'uranium appauvri à Pierrelatte.

Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace, devant un convoi de déchetsPourquoi acheminer de l'uranium en Russie ?

La cargaison doit être acheminée vers Tomsk pour y être retraitée selon Areva. Rappelons que ces déchets sont la propriété d'EDF et d'Areva.
"Ce sont des matières valorisables, très faiblement radioactives, et en aucun cas des déchets nucléaires" a déclaré un porte-parole du groupe industriel français.

L'uranium retraité est destiné à être réutilisé dans des centrales françaises, la France ne disposant pas des capacités nécessaires à ce retraitement, selon Areva.
"Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. (...) C'est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu'ils ne le font pas" assure Yannick Rousselet.
L'association écologiste réclame un "moratoire immédiat" surles exportations d'uranium appauvri vers la Russie, où lamarchandise est "stockée à l'air libre en Sibérie".


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