Alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se réunit le 28 mai et malgré les tensions qui montent au Nigéria, le baril de pétrole était toujours au-dessus des 60 dollars mardi dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet perdait 66 cents à New York : 61,01 dollars US. De son côté, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet abandonnait 18 cents : 60,03 dollars US.
Selon les observateurs, les ministres de l'Energie des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui pompent 40% du pétrole mondial, ne devraient pas réduire leur production lors de la réunion prévue jeudi.
Pourtant, cette politique de réduction des pompages a permis au baril de remonter vers les 60 dollars, après avoir fait une chute vertigineuse jusqu'à 32 dollars en décembre après un pic historique de 147 dollars en juillet.
Des analystes ont aussi déclaré que les investisseurs suivaient également les évènements au Nigeria, où le groupe de rebelles du Mend a affirmé lundi avoir endommagé plusieurs oléoducs importants. Ce coup de force a entraîné une baisse de production estimée à 100.000 barils par jour.