Le programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) estime que "les politiques d'incitation à l'utilisation de biocarburants devront être revues et les objectifs devront être réajustés à des niveaux qui puissent être atteints de manière durable".
Entre 8 à 34 % de biocarburants nécessaires pour fournir 10 % de la demande de carburants
Les biocarburants, présentés par leurs producteurs comme une alternative aux sources d'énergie fossile émettrices de gaz à effet de serre, sont accusés par leurs détracteurs d'accaparer des terres agricoles nécessaires pour nourrir la planète.
"Environ 8 à 34 % des terres cultivables seraient nécessaires, avec les technologies actuelles de première génération, pour fournir 10 % de la demande de carburants dans les transports" relève le rapport.
Les biocarburants, ont-ils des effets positifs sur le climat ?
Au Brésil, l'éthanol produit à partir du sucre de canne et de déchets fibreux, appelés bagasse, est considéré "comme ayant un effet positif sur le climat". L'éthanol issu du traitement du maïs peut être 60 % plus économe en gaz à effet de serre que l'essence, ou 5 % plus producteur de ces mêmes gaz, en fonction de l'efficacité des méthodes de production.
Idem pour le biodiesel produit à partir de l'huile de palme ! Il peut faire économiser 80 % de gaz à effet de serre comparé à l'essence. Mais le même procédé peut multiplier par 8 les émissions de gaz à effet de serre, toujours comparé à l'essence, s'il a fallu détruire une forêt tropicale pour produire cette huile de palme, et par 20 s'il a fallu sacrifier une tourbière, souligne le rapport.
L'éthanol produit à partir du sucre de canne ou du maïs, ou le biodiesel issu du soja, de l'huile de palme ou de colza, sont les principaux biocarburants dits "de première génération".