L'Arctique pourrait renfermer des réserves considérables de pétrole et de gaz ! Si cette information se révélait exacte, elle viendrait ainsi contredire les projections de raréfaction des énergies fossiles, ont estimé les participants au Festival international de géographie à Saint-Dié (Vosges), qui a pris fin dimanche (4 octobre).
"30% des réserves de gaz naturel et 15% des ressources mondiales de pétrole pourraient se trouver sous la calotte glaciaire" selon le maire de Saint-Dié, Christian Pierret. "L'enjeu est fort car cela représente un quart des réserves mondiales d'énergie" a-t-il affirmé. Il va même plus loin ! Selon lui, la fonte de la banquise, annoncée comme un danger environnemental, présente "une opportunité économique". Il fait notamment valoir "un gain moyen de transports de 7.000 kilomètres par rapport aux voies traditionnelles pour les hydrocarbures".
Et l'océanographe Jean-François Minster, directeur scientifique du groupe Total, semble du même avis : "Selon nous, il pourrait y avoir des réserves équivalent à 60 milliards de barils de pétrole" a-t-il expliqué.
L'océanographe constate aussi que "seul un quart de la bathymétrie (science de la mesure des profondeurs) de l'Arctique est connue : "Il y a tout un travail de cartographie à faire" estime-t-il.