Le 25 février, Steen Riisgaard, directeur de l'entreprise danoise de biotechnologies Novozymes, leader mondial des enzymes industrielles, a déclaré que son entreprise allait fournir, dès 2010, des enzymes permettant de produire des biocarburants de deuxième génération, fabriqués à partir de déchets agricoles.
Le saviez-vous ?
Le bioéthanol cellulosique deuxième génération, c'est quoi ?
Le bioéthanol cellulosique de deuxième génération, fabriqué à partir de déchets de l'agriculture, est moins controversé que celui de première génération basée sur le maïs. Une polèmique avait en effet accusé ce biocarburant première génération de faire grimper les prix de cette matière première, qui constituent la base de l'alimentation de dizaines de millions de personnes dans le monde.
Cible principale de commercialisation : les Etats-Unis
Cette commercialisation «
serait rentable aux Etats-Unis grâce à des subsides accordés à la production de bio éthanol », explique Steen Riisgaard.
Les attentes concernant le
biocarburant sont «
très grandes aux Etats-Unis où une loi adoptée au Congrès américain (The Energy Independance and Security Act de 2007) prévoit en 2022 la production de 16 milliards de gallons de bio éthanol cellulosique en plus des 15 milliards de gallons à base de maïs de première génération contre environ 9,5 milliards de gallons en 2008 », souligne t'il.
«
Et nous attendons beaucoup de la politique du président américain (Barack) Obama qui veut investir dans la technologie verte pour avoir plus d'énergie du soleil, du vent et de la terre, donc du bioéthanol ». Les Etats-Unis espèrent en effet empêcher l'émission de 200 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère par an, en remplaçant, en 2022, l'essence par une partie d'éthanol.