Les producteurs d'électricité aux Etats-Unis ont décidé d'opter pour le gaz naturel mais ils continuent à réfléchir au moyen d'utiliser du charbon sans polluer l'environnement.
"A court terme, nous n'avons pas la technologie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre du charbon, il va donc y avoir une ruée vers le gaz naturel" a prévenu le directeur du Environmental Defense Fund, Mark Brownstein.
Le gaz naturel représente 15% de la production d'électricité des Etats-Unis contre 50% pour le charbon.
Les énergies alternatives restent modestes et coûteuses
"Construire une centrale au gaz prend bien moins de temps qu'une centrale à charbon, qui n'est vraiment pas une option pour un besoin d'énergie dans un délai de trois ans" ajoute David Hobbs, directeur de recherche au Cera. D'autant que les autres énergies alternatives restent modestes et coûteuses et que le boom de l'énergie éolienne a connu un brusque coup de frein avec la crise du crédit.
La pression se reportera sûrement vers le charbon
Les centrales au gaz présentent l'avantage d'avoir une puissance rapidement modulable, ce qui permet de les coupler avec des éoliennes et des installations solaires.
Les industriels peuvent accroître ou diminuer la cadence en fonction du vent ou de l'ensoleillement.
Pour couvrir les besoins nouveaux et de renouvellement des infrastructures, la percée du gaz naturel "se verra" dans la répartition des nouvelles installations (300 gigawatts installés par an) prédit Philippe Joubert, vice-président d'Alstom chargé de l'énergie. Mais "quand l'économie repartira, les prix du gaz vont faire de même et la pression se reportera sûrement vers le charbon, mais aussi vers l'éolien et le nucléaire" a récemment déclaré David Hobbs.