Selon les scientifiques, les océans qui recouvrent 70% de la surface de la terre, sont une réserve inépuisable d'énergie et pourraient très bien remplacer les énergies fossiles, qui sont aujourd'hui responsables du dérèglement climatique. Les courants océaniques, les marées, la houle, les différences de températures entre la surface et le fond de la mer, peuvent être exploités pour fournir de l'électricité.
L'Agence internationale de l'énergie évalue à plus de 90.000 Térawatt/heure (TWh) la puissance potentielle de ces énergies marines dans le monde, un chiffre à comparer aux quelque 18.000 TWh de la production mondiale d'électricité. Les projets se multiplient dans le monde, même si les technologies sont encore expérimentales.
Des dizaines de projets de "houlomotricité" fleurissent en Europe. Car les vagues permettent d'actionner des turbines génératrices d'énergie et l'électricité produite est ensuite transportée par câbles sous-marins vers la côte pour un raccordement au réseau.
Les courants marins constituent une ressource énergétique intéressante
Sous l'eau, des hydroliennes pourraient produire de l'électricité en utilisant les courants pour faire tourner des turbines. Les courants marins constituent en effet une ressource énergétique intéressante puisque l'eau est 1.000 fois plus dense que l'air, soulignent les experts. Pour qu'elles fonctionnent, ces éoliennes sous-marines nécessitent une vitesse de courant supérieure à 1mètre par seconde.
EDF a un projet d'installation d'hydroliennes entre 2011 et 2012 au large de Paimpol (Côtes d'Armor). Pourquoi avoir choisi Paimpol ? Parce que l'intensité des courants dans ce secteur atteint des niveaux parmi les plus élevés d'Europe.
La mer pourrait même fournir du biocarburant
L'usine marémotrice de la Rance (240 MW) permet depuis 1960 de capter l'énergie des courants de marée à partir d'un barrage. L'énergie thermique générée par la différence de température entre l'air et l'eau peut servir à la climatisation.
La mer pourrait même fournir du biocarburant : le projet Shamash de l'Ifremer a pour objectif de produire un biocarburant sous forme d'esther de méthyl à partir de microalgues.