En ce qui concerne la compensation de la taxe carbone ou Contribution climat énergie pour les ménages et les entreprises, elle "n'est pas encore au point et il faut que l'administration fiscale y travaille" selon Michel Rocard.
Une compensation sous forme de chèque
Sur RMC, l'ancien premier ministre a reconnu : "Il y aura un reversement de la puissance publique sur les fonds récupérés par cette taxe. On n'a pas encore tout à fait mis au point la manière dont on va le faire".
Cette compensation se fera "sous forme de chèque aux ménages et d'allègement de charges sociales patronales pour les entreprises, et même de reversement financier comme pour les ménages" a-t-il ajouté.
Mais "on est obligé de forfaitiser cette charge pour les classes moyennes et populaires" a-t-il insisté. "Du côté des ménages on a pris l'engagement de compenser le pouvoir d'achat perdu dans la limite de 300 à 400 euros" par exemple pour les ménages ruraux ou banlieusards lointains.
La taxe carbone va s'attaquer à la consommation d'énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon. Ces énergies produisent trop de gaz à effet de serre, qui favorise le dérèglement du climat sur la planète. Faut-il taxer l'électricité ? Michel Rochard est personnellement pour mais rien est encore décidé.
Une idée révolutionnaire
De son côté, le leader d'Europe-Ecologie, Daniel Cohn-Bendit a affirmé que la taxe carbone était une "mesure révolutionnaire" dans un entretien accordé au quotidien Les Echos.
"C'est une mesure révolutionnaire, le début d'une transformation de l'impôt. (...) C'est "une idée juste, proposée d'ailleurs par le Grenelle de l'environnement". Selon le responsable d'Europe-Ecologie, il ne s'agit "pas d'un impôt nouveau" et "les Français doivent comprendre que la contribution climat-énergie n'est pas fatale". Pour lui, cette dernière "ne peut voir le jour que si elle est socialement juste".
Comment la redistribuer ?
Daniel Cohn-Bendit a estimé que "la redistribution doit se faire en fonction du niveau de vie des familles, en tenant compte du nombre d'enfants".