L'énergie électrique d'origine notamment... nucléaire permet à la France d'émettre moins de CO2 par rapport à d'autres pays développés, indique vendredi (18 juin) une étude de l'Insee, qui montre aussi que les ménages dits aisés ont "l'empreinte carbone" la plus forte.
La France représente 1 % de la population mondiale, 3 % du produit intérieur brut (PIB) et 1,3 % des émissions de CO2 dans le monde, relève cette étude. "Son intensité d'émission de CO2 par habitant, tout en étant plus élevée qu'en moyenne sur le globe, reste nettement inférieure à celle de nombre de pays développés comparables (Etats-Unis et autres pays d'Europe de l'Ouest)" indique l'Insee.
Et comment expliquer ce fait ?
L'énergie électrique produite en France est à 90 % assise sur des technologies non émettrices de C02 : entre 75 % et 78 % au titre de l'énergie nucléaire et entre 11 % et 13 % au titre de l'énergie hydroélectrique, souligne l'étude.
D'où proviennent ces émissions de CO2 ?
Un tiers provient de la combustion des hydrocarbures utilisés par les ménages pour se déplacer et chauffer leurs logements, deux tiers sont émis par l'appareil de production national.
Ce sont les 20 % de ménages les plus aisés qui émettent le plus de CO2 : 29 %, alors que les 20 % les plus modestes ne sont responsables que de 11 % des émissions.
"Ceux qui ont le niveau de vie le plus élevé consomment plus" a expliqué Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux. De même, si la propension à émettre du CO2 est plus faible chez les cadres que chez les ouvriers et les agriculteurs, ils consomment davantage, donc émettent plus, a-t-il souligné.
L'empreinte carbone augmente avec l'âge du ménage, jusqu'à environ 55 ans, puis se stabilise, indique aussi l'Insee. "Le poids dans le budget de consommation des ménages de l'alimentaire et des charges liées au logement (comprenant les dépenses de chauffage) - deux postes dont le contenu en C02 est élevé, croit avec l'âge" explique notamment l'Insee.