Yannick Rousselet, chargé du nucléaire à Greenpeace, qui s'était enchaîné dimanche soir à une voie ferrée près de la gare maritime de cherbourg pour empêcher l'évacuation de déchets nucléaires vers la Russie, a été délogé par les forces de l'ordre ce matin.
Cet uranium appauvri, parti jeudi de la Drôme, provient de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme) et doit être acheminé vers la Russie.
Un navire battant pavillon maltais est attendu "dans les prochains jours" à Cherbourg où il doit embarquer une cargaison d'uranium appauvri" a confirmé dimanche Areva. Le train qui transporte cet uranium est parti jeudi de la Drôme, a confirmé Areva.
Des déchets nucléaires abandonnés par la France ?
Des enquêtes ont montré que la France exportait des déchets nucléaires vers la Russie, sans se soucier de leur devenir (...) Ces déchets n'y sont ni transformés, ni réutilisés. Ils sont presque systématiquement laissés sur place, abandonnés" a déclaré Greenpeace.
Selon un rapport du "Service de défense de sécurité et d'intelligence économique" cité par Greenpeace, sur 33.000 tonnes d'uranium qui auraient été exportés vers la Russie depuis 2006, seulement 3.090 tonnes auraient été réexpédiées en France, ce qui prouve, selon l'organisation, que "les déchets nucléaires sont bel et bien abandonnés en Russie".
Greenpeace se trompe de bataille
De son côté, Anne Lauvergeon, présidente du groupe nucléaire français Areva, a déclaré lundi (7 décembre) : "Le nucléaire, ça ne fait pas de CO2. C'est vraiment une façon de faire moins de changement climatique. Ils auraient pu aller s'enchaîner dans beaucoup d'endroits avec infiniment beaucoup plus d'efficacité. C'est d'un classique abouti (...). De la part de Greenpeace, c'est la démonstration qu'il se trompe de bataille".