Les rejets radioactifs des centrales nucléaires dans l'environnement ne sont pas assez pris en compte et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé d'y remédier après notamment l'incident survenu dans la centrale du Tricastin (Drôme) l'été dernier et le refus d'agrément des laboratoires d'EDF qui mesurent en principe les rejets.
Le site du Tricastin avait été inondé en décembre
La centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), la Socatri (filiale du groupe Areva), avait rejeté dans l'environnement des effluents uranifères en juillet dernier. Le site du Tricastin avait été inondé en décembre après la formation d'un barrage naturel sur un cours d'eau le traversant, laissant craindre un risque d'une contamination de l'eau.
La surveillance de l'environnement traite des rejets
Lors de la mise en place par l'ASN de nouvelles normes le 16 décembre, les laboratoires d'EDF, censés mesurer les rejets dans l'environnement autour des centrales, s'étaient vus refuser un agrément. Le réseau "Sortir du Nucléaire" s'était alarmé et avait aussitôt réclamé l'arrêt des centrales si ces mesures n'étaient pas faites. Mais le président de l'Autorité de sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, a récemment expliqué que la sûreté concernait les installations et les risques immédiats encourus pour la santé des personnes tandis que la surveillance de l'environnement traite des rejets à plus faible dose, mesurés par exemple dans les plantes ou le lait.
Il n'y pas eu de gros problème de sûreté
En 2008, "il n'y pas eu de gros problème de sûreté pour la radioprotection en France", a assuré André-Claude Lacoste puis a ajouté : "En attendant la mise en conformité des laboratoires d'EDF, un nombre suffisant d'autres laboratoires assure des mesures conformes aux normes ISO.