Tous les incidents et accidents sont classés selon leur gravité de 0 à 7 selon l'échelle Ines par l'Autorité de sûreté du nucléaire. Le détail des différents niveaux :
Ecarts par rapport au fonctionnement normal, n'ayant aucune importance en termes de sûreté. Plusieurs centaines d'événements chaque année (842 incidents en 2007 contre 817 en 2006).
Anomalie en raison d'une défaillance de matériel, d'une erreur humaine ou d'une insuffisance dans l'application des procédures. 86 incidents en 2007, 114 en 2006.
Contamination humaine à l'intérieur du site et "défaillances importantes des dispositions de sécurité". Un événement recensé, en 2004, en 2005 et en 2006.
"Très faible" rejet avec exposition du public en deçà des limites prescrites, contamination grave sur la santé d'un travailleur. "Accident évité de peu", avec un défaut des barrières de sécurité. En France, deux cas répertoriés en 1981, et en 2002.
Rejet "mineur", avec exposition du public de l'ordre des limites prescrites. A l'intérieur du site, endommagement important du coeur du réacteur et des barrières radiologiques, exposition mortelle d'un travailleur. Un seul cas enregistré en France : l'endommagement en 1980 du réacteur A1 de la centrale de Saint-Laurent.
Rejet limité, mais endommagement grave du réacteur, des barrières radiologiques. Aucun cas en France. Aux Etats-Unis en 1979 : fusion partielle du réacteur à Three Mile Island.
Rejets importants. Aucun cas en France. Un accident en URSS en 1957.
Rejets majeurs avec effets étendus sur la santé et l'environnement. Aucun cas en France. A l'étranger : l'explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986.