Le ministre slovène de l'Environnement, Janez Podobnik, a dû reconnaître que l'agence de sûreté nucléaire avait commis une grossière erreur en envoyant le premier formulaire qui stipulait que l'incident survenu mercredi dans la centrale nucléaire de Krsko, n'était qu'un "test" : "L'agence de sûreté nucléaire a présenté ses excuses. Elle a utilisé le mauvais formulaire, un formulaire pour les tests. C'était une erreur, une authentique erreur humaine. L'erreur a été rapidement détectée et le bon formulaire a ensuite été envoyé". Dans un premier temps, l'agence avait en effet envoyé un formulaire précisant que cette alerte n'était qu'un test. Erreur volontaire ou involontaire servant à dissimuler cette fuite ? Le ministre a donc répondu à cette question. L'incident a été provoqué par une fuite de liquide sur le circuit de refroidissement primaire et le réacteur a dû être coupé par précaution. Selon les autorités slovènes, la situation est sous contrôle et cette fuite n'aura aucun impact sur l'
environnement et sur la population.

L'Italie reste sur ses gardes ! Les relevés effectués en Vénétie, région proche de la Slovénie, sont dans la norme et ne montrent aucune trace de radioactivité anormale. L'ex-ministre de l'
environnement Alfonso Pecoraro Scanio a tiré profit de l'incident pour critiquer le
nucléaire : "Cet énième incident dans une centrale
nucléaire montre que le
nucléaire est très dangereux. L'avenir est dans les énergies renouvelables. Le
nucléaire est radioactif, coûteux et risqué". L'Italie dépend en grande partie de l'étranger pour sa consommation d'énergie. Le pétrole est actuellement le principal combustible utilisé devant le gaz. De son côté, la Croatie n'a pas enregistré une augmentation du taux de radioactivité dans l'
environnement.

La France a connu les mêmes craintes dans les centrales de Cruas (1986) et de Tricastin (1991). Des fuites aux joints des pompes primaires étaient survenues et avaient conduit à la mise en oeuvre d'actions correctives au niveau de ces mêmes joints".