Selon le ministre vénézuélien de l'Énergie, Rafael Ramirez, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a besoin d'un baril de pétrole au moins à 70 dollars pour financer les investissements qui permettront de répondre à la hausse de la demande de brut quand la crise mondiale sera terminée : "Il est absolument essentiel d'éviter les cycles de richesse et de ruine qui ont été si caractéristiques de l'industrie pétrolière au cours de son histoire".
L'Opep a décidé de maintenir son plafond de production à 24,84 mbj
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a récemment pris des "mesures efficaces pour équilibrer l'offre et la demande" de pétrole, et avec la reprise économique, les prix devraient graduellement remonter, a estimé mercredi à Vienne le ministre saoudien du pétrole Ali Al Nouaïmi.
L'Opep a en effet décidé le 15 mars 2009 de maintenir son plafond de production à 24,84 mbj, pour laisser aux baisses de production décidées précédemment le temps de faire leur effet et pour donner aux responsables économiques mondiaux le temps de prendre des mesures efficaces contre la crise économique au G20, le 2 avril.
Les prix du brut ont atteint un record historique puis se sont écroulés
Fin 2008, l'Opep s'est engagée à réduire de 4,2 millions de barils par jour (mbj) son offre, afin de s'ajuster au déclin de la consommation, entraîné par la crise économique, et d'enrayer la dégringolade des prix du brut, qui ont chuté en quelques mois.
Les prix du brut ont atteint un record historique de 147,50 dollars le baril en juillet 2008 puis se sont écroulés à 32,40 dollars en décembre. Ils sont un peu en dessous de 50 dollars actuellement.