Des responsables militaires aujourd'hui à la retraite sont persuadés que la dépendance énergétique américaine aux carburants fossiles et une infrastructure électrique vulnérable font peser une menace sur la sécurité nationale des Etats-Unis. Il y a donc une urgence et le département de la Défense doit montrer la voie en changeant l'usage de l'énergie aux Etats Unis par des mesures efficaces et des sources renouvelables, souligne cette étude réalisée par la CNA, une organisation à but non lucratif.
'Notre dépendance renforce les individus qui nous veulent du mal"
"Notre dépendance vis-à-vis du pétrole étranger réduit notre marge de manoeuvre internationale, met nos troupes en danger, renforce les pays et les individus qui nous veulent du mal et affaiblit notre économie. Le marché des carburants fossiles sera façonné par une offre limitée et une demande exponentielle. Continuer à nous reposer fortement sur ces carburants présente un grand risque en matière de sécurité" souligne le document.
"Une infrastructure électrique fragile qui est vulnérable aux attaques malfaisantes"
Ces responsables militaires rappellent aussi que le réseau électrique domestique présente un potentiel danger pour les bases militaires américaines. "Notre système électrique domestique présente aussi actuellement un risque significatif pour notre sécurité nationale : nombre de nos grandes installations militaires dépendent du courant d'une infrastructure électrique fragile qui est vulnérable aux attaques malfaisantes ou aux interruptions dues aux catastrophes naturelles".
La nouvelle administration du président Barack Obama doit commencer à faire des changements énergétiques et climatiques un élément clé de la sécurité nationale et des programmes militaires, avertit le document.
Le département de la Défense doit concevoir des systèmes plus efficaces pour aider les troupes à l'étranger, comme l'électrification des véhicules, la généralisation des énergies renouvelables sur les bases ou des carburants à faible teneur en carbone, conseillent les auteurs.