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04 décembre 2008 -
11h37 :
Le "paquet énergie-climat" adopté à Gdansk ?
[ ENERGIE ]

Le "paquet énergie-climat" sera débattu samedi à Gdansk, où Nicolas Sarkozy, président de la République française, va tenter d'arracher un accord notamment critiqué par les pays de l'Est dont la Pologne. Pour le chef de l'Etat français, l'adoption de ce plan européen est une des priorités affichées de la présidence française de l'Union européenne, qui se termine à la fin du mois de décembre.
Nicolas Sarkozy
Si le paquet n'était pas adopté, l'impact pourrait être désastreux

Si les discussions entre la France et les pays de l'Est aboutissent à un accord sur le "paquet énergie-climat" lors du sommet des 11 et 12 décembre à Bruxelles, l'Europe pourrait montrer la marche à suivre.  "L'Europe est un petit laboratoire. Si on y arrive à 27, avec nos écarts de développement, nos histoires et nos contraintes énergétiques totalement différentes, ce sera aussi un message d'espoir. A l'inverse, si le paquet n'était pas adopté, l'impact sur la perception de la conférence de Poznan pourrait être désastreux", souligne un négociateur français.

"L'Union européenne doit montrer la voie. Si elle ne le fait pas, j'ai peur que toutes les tentatives pour gérer la question du changement climatique s'effondrent", avait noté Rajendra Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Au-delà de la France et la Pologne, huit pays participeront à la rencontre : la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la République Tchèque, la Slovaquie, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

L'Europe s'est fixé un triple objectif pour 2020 :

  • réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990
  • porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation
  • faire 20% d'économies d'énergie.

Le charbon"Un compromis est désormais proche"

La Pologne, qui redoute un impact économique lourd, menace de mettre son véto. Comme de nombreux pays réfractaires à ce plan, la Pologne produit plus de 90 % de son électricité grâce aux centrales à charbon.
Mercredi, le Premier ministre polonais Donald Tusk a semble-t-il calmé le jeu : "un compromis est désormais proche".
Le principal point d'accroche est la mise aux enchères des quotas de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre. L'idée initiale était de faire payer les gros industriels pour chaque tonne de CO2 émise à partir de 2013.

Des dérogations ont été proposées pour les pays dépendants du charbon : dans un premier temps (jusqu'en 2016) ils pourraient bénéficier de quotas d'émissions gratuits.


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