Sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), une quantité d'iode radioactif supérieure à la limite mensuelle autorisée a été rejetée le 11 février dans l'atmosphère. Ce rejet fait suite à un dysfonctionnement du dispositif d'injection d'iode radioactif utilisé pour tester des pièges à iode, installés sur le système de ventilation du Réacteur de nouvelle génération, actuellement à l'arrêt.
7,09 mégabecquerels d'iode 131 radioactif rejetés dans l'atmosphère
7,09 mégabecquerels d'iode 131 radioactif ont été rejetés dans l'atmosphère soit près de trois fois la limite mensuelle autorisée (2,5 mégabecquerels) selon les chiffres fournis par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). La limite annuelle est fixée à 15 mégabecquerels.
"L'anomalie n'a eu de conséquence ni sur le personnel, ni sur l'environnement" affirme le CEA qui a proposé de classer cet incident au niveau 1 de l'échelle internationale INES qui en compte 7.
Le saviez-vous ?
Selon le CEA, la dose pour une personne se tenant à proximité de l'installation serait de 0,003 microsieverts, soit 1/800.000èmes de la radioactivité naturelle.
Le dispositif d'injection s'est bouché et l'iode s'est relâché dans un local
Revenant sur ce rejet anormal, Henri Maubert du service de communication du CEA a déclaré : "Pour tester l'efficacité de ces pièges à iode (sorte de filtres, ndlr) on injecte de petites quantités d'iode radioactif. Le dispositif d'injection s'est bouché et l'iode s'est relâché dans un local qui est lui-même ventilé, c'est ainsi qu'il y a eu rejet à l'air libre".
L'incident n'a été déclaré que le 24 mars à l'Autorité de sûreté nucléaire car "cette anomalie de rejet n'a été découverte que "lors de l'établissement du bilan mensuel des rejets, et non lors des vérifications intermédiaires hebdomadaires" selon le CEA.