De nombreuses associations de défense de l'environnement, qui étaient contre le décret d'avril 2007 autorisant la création d'une nouvelle installation nucléaire comportant un réacteur de type EPR sur le site de Flamanville (Manche), se retrouvent le bec dans l'eau !
En effet, le Conseil d'Etat vient de rejeter le recours pour les raisons suivantes : les risques environnementaux et sanitaires, les mesures visant à réduire cet impact et les questions relatives à la gestion des déchets produits par la nouvelle installation, ont été étudiés.
Le Conseil d'État a estimé que les dispositions de l'article 29 de la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire avaient été respectées.
Les risques liés à la chute éventuelle d'un aéronef sur l'installation ont aussi été pris en compte selon le Conseil d'Etat.
Quant aux associations de défense de l'environnement, elles jugeaient que les textes prévoyant la participation du public aux décisions en matière environnementale et l'évaluation de l'impact d'un tel projet sur l'environnement, n'avaient pas été respectés.
EPR à Flamanville : fin des travaux en 2012
Les travaux du premier EPR français ont débuté en décembre 2007 et doivent prendre fin en 2012. Le coût de ces travaux est de 4 milliards d'euros. Cet EPR (European Pressurized Reactor) sera exploité par EDF et l'italien Enel.
En février dernier, l'Etat français avait donné son aval pour la construction d'un deuxième EPR français à Penly (Seine-Maritime). Le chantier de Flamanville est le deuxième EPR en construction dans le monde après celui de Finlande qui a accumulé beaucoup de retard et qui doit également être mis en service en 2012.