L'école Saint-Exupéry, située à Pantin en Seine-Saint-Denis, qui accueillera ses 300 premiers élèves jeudi (2 septembre), sera autosuffisante en énergie.
Sa conception architecturale et la présence de 1.168 m2 de capteurs photovoltaïques sur les toitures vont permettre à l'école de limiter au maximum les consommations énergétiques et de produire de l'énergie sur place.
L'été produira suffisamment d'énergie pour ses besoins et même pour en vendre à EDF. Pour limiter la consommation d'énergie, les bâtiments ont été fortement isolés, avec notamment du triple vitrage et un isolement par l'extérieur grâce à des murs épais. Avec ses grandes vitres et ses solar spots, la lumière naturelle est privilégiée.
L'hiver, le chauffage sera assuré par une pompe à chaleur eau, couplée à la mise en place d'une ventilation hivernale double flux avec récupération de chaleur. Aucun système de climatisation n'est prévu pour l'été.
L'architecte, Emmanuelle Patte, s'est félicité de l'acoustique, des espaces, de la lumière ainsi que des matériaux utilisés. La façade est faite de bois de pin maritime et les escaliers sont en chêne.
Un coût élevé par rapport à une école classique
Le coût total s'élève à 14 millions d'euros, soit 20 à 25 % plus cher qu'une école classique, selon le maire PS Bertrand Kern. Mais ce dernier estime que les gains d'énergie devraient permettre un retour à l'équilibre dans 30 ans. "En attendant, on a la satisfaction d'avoir fait quelque chose pour l'environnement" dit-il.
La directrice, Caroline Debbah, se réjouit de sa nouvelle école. "Protéger l'environnement est fondamental. C'est l'avenir de nos élèves et ça fera partie des priorités dans l'enseignement" assure-t-elle.
Jamais deux sans trois
Il s'agit de la troisième école "zéro énergie" après celles, dans le Val-de-Marne, de Limeil-Brévannes, inaugurée en 2007, et d'Arcueil. L'école de Pantin innove cependant en utilisant le bois parmi ses principaux matériaux, selon l'architecte.