Greenpeace a annoncé mercredi vouloir "empêcher toutes nouvelles exportations de matière nucléaire vers la Russie", et a, dans ce but, positionné un bateau au Havre, d'ou partent régulièrement des bateaux chargés d'uranimum appauvri par Areva.
"Nous avons demandé au ministre Jean-Louis Borloo un moratoire immédiat sur ces exportations de matières nucléaires. Mais il fait la sourde oreille. Greenpeace va donc tout mettre en oeuvre pour s'opposer à la poursuite de ces trafics", a déclaré Yannick Rousselet de Greenpeace France.
L'organisation écologiste a positionné depuis mardi son brise-glace Arctic Sunrise dans le port du Havre. Elle affirme qu'au moins deux nouveaux cargos chargés d'uranium appauvri vont partir vers la Russie dans les jours qui viennent.
Le bateau de greenpeace
Et aussi... « Robin des bois »
Greenpeace a reçu le soutien d'une autre association de défense de l'environnement, Robin des Bois, qui dénonce "le transport de matières radioactives sur des navires non spécialisés battant pavillon maltais".
L'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage a également estimé que Greenpeace et Robin de bois "avaient raison" de demander une suspension des transports d'uranium appauvri, considérant elle aussi qu'il s'agit d'un "déchet".
Le ministre de l'Ecologie a saisi récemment le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) à propos de ces flux.
Areva estime que l'uranium appauvri qu'elle expédie en Russie n'est pas un déchet, expliquant qu'il est envoyé là-bas pour être enrichi dans l'optique d'être réutilisé comme combustible dans les centrales nucléaires françaises.